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Dans le cadre des travaux engagés pour la révision tarifaire 2026, ayant conduit à l’arrêté du 25 février 2026, le principe d’une revalorisation du tarif du FFDI, porté par la DACS et agréé conjointement avec la DGCCRF, a été retenu.
À cette occasion, la DACS a sollicité l’avis de l’IFPPC, qui a formulé une contribution.
Le financement des dossiers impécunieux des mandataires judiciaires est assuré par le FFDI, dont le tarif est fixé à 1 500 € depuis sa mise en place par le décret n°2004-518 du 10 juin 2004, aujourd’hui codifié aux articles L. 663-3 et R. 663-41 et suivants du Code de commerce.
Aucune revalorisation n’est intervenue depuis 22 ans.
Or le tarif du FFDI conditionne :
À défaut de revalorisation, le dispositif s’expose à une dégradation progressive de son efficacité.
Les dossiers impécunieux ne sont pas des dossiers simples. Ils impliquent fréquemment :
L’absence d’actif ne réduit pas la charge ; elle tend au contraire à l’accroître de par la désorganisation de l’entreprise en difficulté et le manque d’information disponible.
Les données disponibles (Source CNAJMJ) font apparaître des tendances structurantes :
Il est admis que le tarif du FFDI ne couvre donc pas le coût réel de traitement de ces dossiers.

Selon l’indice des prix à la consommation publié par l’INSEE :
Le tarif du FFDI a ainsi perdu 43 % de sa valeur réelle.
Plancher technique de revalorisation :
L’IFPPC recommande par ailleurs :
Le financement du FFDI a récemment été modifié à la suite de l’entrée en vigueur des principes issus de la loi organique relative aux lois de finances, interdisant l’affectation d’une imposition de toute nature à une structure dépourvue de personnalité morale.
La loi de finances pour 2025 a ainsi substitué au mécanisme historique, reposant sur l’affectation d’une quote-part des intérêts des fonds déposés à la Caisse des dépôts, par une subvention budgétaire inscrite sur la mission Justice.
Cette évolution a profondément modifié la nature du dispositif :
Les premières mises en œuvre confirment cette fragilité : absence de versement de la subvention pourtant votée pour 2025, puis réduction drastique des crédits en 2026.
Le FFDI constitue un mécanisme indispensable à l’effectivité du traitement des entreprises en difficulté, en garantissant la prise en charge des procédures dépourvues d’actif.
L’assèchement progressif de ses ressources, déjà amorcé par la consommation de ses réserves, fait peser un risque immédiat :
Dans un contexte de niveau élevé des défaillances d’entreprises, ce risque présente un caractère particulièrement critique pour le fonctionnement de la justice.
La fragilité actuelle du dispositif ne résulte pas de son principe, mais de son cadre juridique.
Le mécanisme historique de financement a démontré, pendant plus de vingt ans, sa capacité à :
Dans ce contexte, la solution la plus simple consiste à doter le FFDI de la personnalité morale, afin de :
1. Une solution conforme aux pratiques existantes
La création d’une personne morale dédiée pour gérer une ressource affectée constitue une solution classique en droit public.
Plusieurs dispositifs comparables reposent sur ce modèle.
Ces précédents démontrent que la solution envisagée est :
2. Une réforme à coût nul pour les finances publiques
La création d’une personne morale gestionnaire du FFDI permettrait de :
À l’inverse, le maintien du système actuel expose à un double risque :
Il est donc proposé :
Cette structure garantirait à la fois le contrôle de l’utilisation des ressources, la prise en compte des réalités opérationnelles et la sécurisation financière du dispositif, dans des conditions conformes aux exigences de transparence et de bonne gestion des fonds.